Eboulement du lundi 23 octobre 2017

Paris Normandie, journal de presse local relate au 23 octobre 2017 :

« Ce lundi 23 octobre 2017, vers midi, des promeneurs ont assisté à l’effondrement d’un pan de falaise à Hautot-sur-Mer, à 500 mètres de l’Huîtrière de Pourville-sur-Mer et à 200 mètres du parking de la plage, en région dieppoise. Les pompiers mobilisés ont estimé à des milliers de mètres cubes de craie tomber sur les galets et dans la mer. Après avoir effectué des reconnaissances jusqu’à 14 h 20 et avoir recoupé des informations recueillies par la police, les quatorze secouristes ont stoppé l’opération après décision du maire. Aucune présence n’a été détectée sous les décombres. ».

Voir également France 3
ou cette vidéo post-événement pour la situation.

Cette haute falaise est sujette à des éboulements fréquents ayant entraîné l’évacuation définitive de plusieurs habitations et la fermeture de la route en corniche. La stratigraphie de cette portion du littoral a fait l’objet d’une description dans ce site.
Curieusement, l’événement s’est produit le même jour que l’émission « le monde de Jamy » sur France 3 au cours de laquelle l’animateur présentait les falaises chancelantes de Criel-sur-Mer.

Survol d’Etretat

La vidéo suivante a été réalisée par Claude-Samuel Lévine. Musicien, compositeur et interprète d’onde Martenot et de thérémine, Claude-Samuel est aussi un pilote habile de son drone quadricoptère et un amoureux des falaises d’Etretat. En témoigne ce survol réalisé en un seul plan séquence au cours duquel les trois arches monumentales sont traversées avec douceur. La musique a été composée pour s’adapter aux différents temps du périple et sublime les images.

Eboulement à Sainte-Marguerite-sur-Mer

Eboulement du 10 septembre 2017

Un éboulement s’est produit dimanche 10 septembre à 1 km environ  au NE de Sainte-Marguerite-sur-Mer. Philippe Raymond a réalisé ce cliché sur lequel on peut apercevoir des paquets d’argiles tertiaires entraînés à la suite.

La couche à Filograna avita

Le passage en Normandie du professeurAndy Gale, spécialiste international de la craie, a été l’occasion de réexaminer les couches du Turonien inférieur du secteur de Penly – Saint-Martin-en-Campagne. Ces couches sont assez difficiles à identifier stratigraphiquement, car les repères francs manquent.
Cependant, la présence d’un niveau caractéristique dans le Sussex (Beachy Head) a été notée.  Il est matérialisé par une serpule encroûtante des inocérames, Filograna avita.

Inocérame encroûté par la serpule Filograna avita en 1°12.36’E

Ce fil conducteur a permis de recaler d’autres repères marneux, au-dessous et au-dessus.
Les couches les plus basses stratigraphiquement apparaissent à 200 m au SW de la petite valleuse perchée de Biville ( à 1,6 km au NE du parking en falaise de Penly). C’est donc là que passe l’axe anticlinal de Penly. Ces couches sont formées de brèches compactes de craie, à stratification en « monticules et cuvettes », bien visibles sur le platier. Les marnes à A. plenus ne semblent pas atteintes.
De ce lieu, vers l’Ouest, se développe la coupe la plus complète et la plus expansée du Turonien. La base du Coniacien est touchée près de l’entrée du terminal des ferries.

Falaises en 3D

A l’occasion de la Journée Mondiale de la Terre (22 avril), Google a présenté le 18 avril 2017 sa nouvelle mouture de Google Earth. Une version web est apparue, accessible à partir du navigateur Chrome et ne nécessitant donc plus l’installation de l’application spécifique.
La sensation d’immersion 3D a beaucoup gagné en précision. Ceci est dû à de nouveaux algorithmes d’ Intelligence Artificielle et à une couverture aérienne effectuée à partir de petits avions munis de 5 caméras. Cette couverture ne concerne pour l’instant qu’un nombre limité de zones, principalement celles recensées par l’UNESCO.
La région du Havre a bénéficié de cette cartographie haute-résolution 3D. Les falaises du Cap de la Hève à Octeville, par extension, en ont également profité. Faites donc l’expérience d’un survol, avec aux manettes : la molette de la souris, les touches CTRL, Alt et Shift.

Acanthoceras_Cunningtoniceras

Deux genres importants d’ammonites

La base du sous-étage Cénomanien moyen est tracée au-dessus des couches à Mantelliceras, à la première apparition (F.O.) des espèces du genre Cunningtoniceras, telles que Cunningtoniceras inerme (Pervinquière) et Cunningtoniceras cunningtoni (Sharpe).
Le genre Cunningtoniceras apparaît légèrement au-dessous du niveau d’apparition de l’espèce Acanthoceras rhotomagense (Brongniart), traditionnellement autrefois considérée comme le marqueur du Cénomanien moyen.
Les deux spécimens proviennent de la collection de Francis Amédro que nous remercions.

Acanthoceras rhotomagense
Cunningtoniceras cunningtoni

eboulement_Cauville

Eboulement de Cauville, août 2016

Eboulement de Cauville, avant et après
Eboulement de Cauville, avant et après

Cet endroit est assez peu fréquenté. La date précise n’est pas précisée et un appel à témoignage est lancé.
Il s’agit d’un classique éboulement « en toboogan ». Le panneau crayeux ne s’est pas disloqué et l’on reconnaît encore sa stratigraphie. Cet éboulement est comparable en volume à celui d’Ignauval.
Le promontoire crayeux était devenu instable car la basse falaise argileuse était dégarnie de son manteau d’éboulis. La présence d’eau aspergeant le sommet du talus d’éboulis est une cause aggravante dans ce secteur.

Eboulement des Petites Dalles du 25 août 2016

La presse locale fait état d’un important éboulement survenu le 25 août 2016 vers 14 h à quelques centaines de mètres à l’Est de la plage des Petites Dalles. Des recherches ont été entreprises par les services de secours et de gendarmerie pour retrouver d’éventuelles victimes.

Eboulement des Petites Dalles, Cliché photographique extrait de Paris-Normandie
Eboulement des Petites Dalles, Cliché photographique extrait de Paris-Normandie
Extrait de la vidéo Facebook "Les Petites Dalles"

Ce secteur littoral est sujet à de fréquents éboulements, pelliculaires ou massifs. Vous trouverez quelques explications stratigraphiques en suivant ce parcours.

Vu à la télé

Un reportage de 55 mn diffusé par France Télévisions, intitulé « Normandie, la nature fait sa loi » dans la série Sale temps pour la planète, le 22 août 2016, fait le point sur les dangers de l’évolution du littoral normand. Cette vidéo est disponible temporairement en replay.
Une série d’interviews de témoins ou d’élus, d’images de drone. Ce reportage reste cependant très « grand public », pour sensibiliser ce dernier aux risques. L’aspect scientifique n’est abordé que superficiellement.