Le Cénomanien normand

Sortie de l’ouvrage « Le Cénomanien du littoral normand, entre la Valleuse d’Antifer et le Cap de La Hève » co-signé Bernard Hoyez, Jérôme Girard et Nicolas Cottard.

Cet étage géologique, le premier de la craie, affleure continûment sur une bonne vingtaine de kilomètres dans les falaises de la Pointe de Caux.

La stratigraphie et la paléontologie de ce site géologique remarquable ont été mis à jour.

Publié dans la revue « Carnets geol. » (licence Creative Commons), le livre est accessible à tous. Vous pouvez le télécharger :
http://paleopolis.rediris.es/cg/fr-index_books.html…

Nous remercions tous les contributeurs amis qui nous ont aidés dans cette opération (sorties communes sur le terrain, consultation de collections privées, aide dans les déterminations spécifiques, relecture,…). Merci encore.

Eboulement au N de la valleuse de Bruneval

Un éboulement assez important a été constaté à environ 150 m au Nord du nouveau perrey de Bruneval. La date exacte est inconnue et demanderait à être précisée (selon J.-M. Levasseur qui l’a découvert le 11 mai, il devrait s’être produit début mai). Environ les deux tiers inférieurs inférieurs ont été emportés, soit stratigraphiquement le Cénomanien (au-dessus du HG Bruneval 2) et le Turonien inférieur et moyen (au-dessous des HGs Tilleul).
La construction du perrey bétonné, armé d’un parement de blocs de quartzite, a vraisemblablement déporté l’attaque des houles et fragilisé les zones adjacentes. La zone nord, avec cet éboulement, semble la plus sensible. La zone sud a également souffert : le parement basal maçonné a été largement dégagé, laissant la base de la falaise directement affronter les assauts de la mer.
D’autres éboulements pourraient être enregistrés dans un avenir proche.

Recul du trait de côte

paris-normandie

Ce lundi 27 juillet, la presse locale rend compte d’une étude faite par le CEREMA.
Afin de mettre en place une stratégie locale de gestion du trait de côte sur son littoral, la Direction Départementale des Territoires et de la Mer (DDTM) a chargé le CEREMA d’entreprende une étude pour :

  • estimer le recul du trait de côte sur le littoral seino-marin, sur plusieurs pas de temps : 20, 50 et 100 ans ;
  • lister et estimer les enjeux concernés par le recul du trait de côte ;
  • sensibiliser les collectivités et en particulier les élus ;
  • s’inscrire dans la démarche nationale de la Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte.


Eboulement au Blanc-Nez

La Côte d’Opale est tout aussi sensible aux éboulements que la Côte d’Albâtre. Un bel éboulement s’est produit dans la craie entre le Cran d’Escalles et Sangatte, au début de juin 2020. Les fortes pluies de l’hiver auxquelles ont succédé chaleur et sécheresse sont données comme responsables de la recrudescence de rupture dans la falaise du Boulonnais.

Eboulement de début juin 2020, image extraite d’une vidéo publiée dans le Courrier Picard.

Eboulement à Dieppe le 14 février 2020

Les falaises de craie sont très sensibles en ce moment. Pluie, vent et grandes marées sont en partie responsables d’éboulements conséquents : Cap Fagnet à Fécamp, Sainte-Adresse ou encore ici entre Dieppe et Pourville, un secteur qui a suvi ces dernières années des effondrements volumineux et spectaculaires.
La vidéo est extraite d’un tweet France 3 Haute-Normandie.

Numéro sur l’hydrogéologie de la craie

Le numéro 199 de Géologues (revue de la Société géologique de France) s’intéresse au milieu hydrogéologique très particulier de la craie. Ce numéro complète les actes du colloque organisé par le Comité Français d’Hydrogéologie au printemps 2018 au Havre. Il intègre sous forme d’articles, les principales communications présentant les nouveautés sur les concepts de cet aquifère très exploité en Europe pour de nombreux usages (agriculture, eau potable, industrie).
4 thèmes principaux y sont abordés:
1) La caractérisation physique et géologique du réservoir de la craie;
2) Le développement d’outils et méthodologies pour l’étude, la surveillance et la modélisation des aquifères ;
3) La synthèse d’études régionales multidisciplinaires;
4) Les aspects opérationnels en particulier la vulnérabilité de l’aquifère, sa surveillance et sa protection, la gestion quantitative et qualitative de la ressource de l’eau de la nappe de la Craie.

Excursion du Groupe Français du Crétacé

Les 3, 4 et 5 octobre 2018, une excursion a permis à quelques membres du GFC d’observer les différents étages de la craie du littoral normand. Les principaux événements-repères stratigraphiques du Bassin Anglo-Parisien ont servi de fil conducteur et de relais entre les différentes coupes visitées.
La première journée a été centrée sur le Cénomanien :
– Cénomanien inférieur et moyen de Saint-Jouin-Bruneval,
– Cénomanien moyen de la plage du Fourquet,
– Cénomanien supérieur de la plage de la valleuse d’Antifer, avec une attention particulière pour l’ O.A.E. 2 représenté par les hard-grounds Antifer.
La seconde journée n’a comporté qu’une unique et longue coupe dans le Turonien à l’Est de Dieppe, entre la falaise du Crocq et Puys ouest. Seul le Turonien le plus inférieur, accessible à Penly, n’a pas été abordé pour limiter l’épreuve physique.
La troisième journée s’est déroulée de manière itinérante pour couvrir les autres étages jusqu’au Campanien inférieur. 5 arrêts avec des coupes partielles ont été aménagés :
– Le Cap Fagnet (Cénomanien terminal à Coniacien moyen),
– Les Petites Dalles (Coniacien inférieur- moyen),
– L’éperon de Paluel-Veulettes (Coniacien moyen – supérieur),
– La falaise d’Aval à Saint-Valéry-en-Caux (Coniacien supérieur – Santonien moyen),
– La falaise de Veules-les-Roses à La Pointue (Santonien moyen à Campanien inférieur).
Les participants ne devant pas reprendre le train en soirée ont pu se livrer à la recherche de fossiles dans le Cénomanien de la descente d’Heuqueville.

Eboulement à Etretat

Eboulement du 4 février 2018 (cliché Paris-Normandie)

Un dimanche matin à Etretat. Cet éboulement modeste n’a fait aucune victime. Le passage est pourtant très fréquenté par les touristes qui se rendent au Trou à l’Homme et à la galerie du Massif d’Aval.
L’éboulement se situe dans l’axe de la Valleuse de Jambourg (terrain de golf). Rappelons que cette valleuse a son axe dirigé vers la valleuse d’Etretat et que sa tête en amont est recoupée par le recul de la falaise (entre l’Aiguille et la Manneporte). L’écoulement souterrain se concentre donc vers le point affecté.
En ces temps de forte pluviométrie, les qualités mécaniques de la craie ont dû être affaiblies.
L’éboulement concerne des craies du Turonien supérieur – Coniacien inférieur. Sur la photo, il semble que l’éboulement se soit arrêté sur le niveau de la « dolomie d’ Etretat » et les niveaux de hard-ground sous-jacents dont la résistance mécanique est plus élevée.
Depuis une vingtaine d’années au moins, un éboulement de cette importance ne semble pas avoir été enregistré sur la face nord-est du Massif d’Aval.

Eboulements à Villequier

Les falaises littorales ne sont pas les seules à être soumises aux éboulements.
Les anciennes carrières de la Croix-Dussault à Villequier font parler d’elles. Les intempéries de l’hiver 2017 les ont fragilisées et de nouveaux éboulements ont eu lieu.
Particularité du lieu, une rangée de maisons a été construite entre le pied de la falaise et la route. Devant le risque, un arrêté a été pris. Au total, quatorze maisons devront être abandonnées et détruites. Cherchez l’erreur.