Roches_Orival

Les Roches d’Orival

Au N du méandre très marqué d’Elbeuf se dressent les falaises blanches d’Orival, connues sous le nom de Roches d’Orival. Les plus célèbres sont la Roche Foulon, la Roche Fouet et la Roche Pignon.

Les Roches d'Orival vues depuis l'église Saint-Georges
Les Roches d’Orival vues depuis l’église Saint-Georges
Les Roches d'Orival sur un extrait de Google Maps
Les Roches d’Orival sur un extrait de Google Maps
Zoom sur les Roches d'Orival (4 parties) extrait de Google Maps
Zoom sur les Roches d’Orival (4 parties) extrait de Google Maps

Coupe SG59.55E, carrière derrière la boulangerie
Coupe SG59.97E (bas) – Quartier du Gravier
Coupe SG00.01E (bas) – Quartier du Gravier
Coupe SG00.11E (haut) – carrière et grottes troglodytiques de la Cheminée à la Bourrique
Coupe SG00.24E (bas)
Coupe SG00.25E (haut) – le triplet de hard-grounds
Coupe SG00.36E (haut) – le triplet de hard-grounds et les monticules
Coupe SG00.41E (bas) – La Roche Foulon
Coupe SG00.70E (bas) – La Roche Fouet
Coupe SG00.83E (bas)
Coupe SG00.94E (bas)
Coupe SG01.24E (bas)
Coupe SG01.29E (bas)
Coupe SG01.47E (bas)
Coupe SG02.21E (bas)
Coupe SG02.25E (bas) – La Roche du Pignon

De nombreuses habitations troglodytiques sont implantées dans les Roches d’Orival. Voici ce qu’en disait, en 1900, G. Dubosc :

Les roches d’Orival ! Celles-ci sont célèbres, et cette haute falaise, depuis la Roche Foulon jusqu’à la Roche du Pignon, depuis le Port du Gravier jusqu’au Clos-Gosse, est, de tous côtés, trouée d’excavations et de grottes, situées à diverses hauteurs. Rien de plus pittoresque, du reste, soit que la masse crayeuse se dresse à pic, montrant ses assises de silex noir, soit qu’à son sommet, elle surplombe ou menace de s’écrouler, soit encore qu’elle se dresse en aiguilles isolées ou forme des arcades comme la Manneporte d’Etretat. C’est dans le flanc de cette falaise que sont nichées les habitations occupées, souvent de père en fils, par des familles habituées à vivre de cette vie des cavernes, ne se préoccupant guère des menaces d’éboulement et de glissement – ce qui arrive parfois cependant.

Une de ces cavernes est particulièrement très profonde et, entre autres curiosités, contient une sorte d’autel pratiqué dans la roche qui lui a fait donner le nom de Grotte sculptée. C’est dans ces excavations d’Orival qu’un écrivain normand, M. Auguste Fleury, a fait passer les principales scènes de son roman Pirouette. A Orival même, la vieille église dédiée à saint Georges, et qui date du XVIe siècle, est en partie taillée dans la falaise, dans la roche d’Orival, la Roka de Oireval, dominée jadis par le Château-Fouët, dressé là par Richard Coeur-de-Lion, et où étaient venus se grouper certains ermitages. Sous Louis XV, un de ces ermites, secourus la plupart du temps par les seigneurs de la Londe, était un franciscain du tiers ordre.

Retour aux rives de la Seine