coupe_12.98E

Coupe 12.98’E

Vue du platier, à 300 m au NE du Trou à la Mine

Panorama du Roc Vaudieu (à gauche) au Trou-à-la-Mine (à droite)
Panorama du Roc Vaudieu (à gauche) au Trou-à-la-Mine (à droite)

 

vue générale
à 300 m au NE du Trou à la Mine

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Vidéo. Visionner en plein écran et haute définition.

Des silex verticaux (paramoudras verticaux) sont visibles sous la Marne Les Loges. On peut s’en faire une idée dans la vidéo suivante :

Cette coupe est particulièrement démonstrative pour illustrer la rythmicité sédimentaire (cyclostratigraphie). La régularité des niveaux de silex est très nette. La stratification est localement horizontale, sur plusieurs centaines de mètres.

Agrandissement de la falaise
Agrandissement de la falaise

Les marnes Belle Tout (ou considérées comme telles) apparaissent peu sur ces clichés. On retient cependant :

  • La marne Belle Tout 1 inférieure, entre les silex 7 et 8, observable au Cap du Trou-à-la-Mine sur les parements patinés comme un fin liseré blanc.
  • La marne Belle Tout 1 supérieure, sous le silex franc dit Gerville, sous forme d’une  encoche molle.
  • La marne Belle Tout 2 est sous le silex qui précède le niveau chaotique à éventuels paramoudras, sous forme d’une encoche bien marquée au niveau des cuvettes sédimentaires.

Une autre particularité de cette coupe est l’absence (du moins l’invisibilité) des hard-grounds Belval/Nostrils et Etigue. Ceci est l’apanage des séries dilatées. Cette série semble donc normale, sans hiatus et représentative du Coniacien moyen. Elle n’est cependant pas « super »-dilatée comme celle de Grainval, car ici les séquences ont une épaisseur d’ordre métrique.

On dénombre 18 niveaux de silex (ou 17 événtuellement) entre la marne Shoreham et la marne Belle Tout 1 supérieure. On en compte 13 entre la marne Belle Tout 1 supérieure et la marne Belle Tout 2, ce nombre diminue ailleurs lorsque le HG Etigue est présent, ce qui a pour effet de supprimer les niveaux supérieurs de silex. Le dénombrement entre la marne Belle Tout 2 et le silex Seven Sisters est plus problématique, il est de l’ordre d’une quinzaine.
Petit calcul spéculatif : le Coniacien, d’après les mesures récentes, dure environ 3,5 Ma. Le tiers de cette durée, soit 1,166 Ma, peut être attribué au seul Coniacien moyen. En divisant par 45 (17+13+15 silex), la durée de chaque séquence est de l’ordre de 26 000 ans. La période la plus en accord est celle du cycle précessionnel.

La couche à paramoudras (couche chaotique Bénouville) qui prendra de l’ampleur à l’Est de la Pisseuse de Bénouville n’est ici qu’une grosse couche de silex dispersés.

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