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Le Turonien supérieur – Coniacien inférieur d’Eletot (Seine maritime, Normandie)

Résumé

La coupe des falaises d’Eletot offre un triple intérêt.

  1. Elle permet d’observer, en continu et de manière accessible, le passage du Turonien au Coniacien. Grâce à des repères événementiels, étayés par la faune, la correspondance stratigraphique est faite avec les coupes de l’autre côté de la Manche.
  2. L’intercalation de plusieurs niveaux bentonitiques montre la relation entre la sédimentation et le volcanisme.
  3. L’existence de décollements et de cisaillements silicifiés sous forme de sheet-flints est mise en relation avec une sismicité contemporaine de la sédimentation.

Abstract

The Eletot cliff section (Normandy, France) has a triple interest.

  1. The transition between the Turonian and the Coniacian stages is easily and continuously observed. By the mean of lithological events and fauna, the stratigraphic connection between both sides of the Channel are established.
  2. Bentonite stratas show the relation with volcanism.
  3. Detachment and shearing scars, cemented by sheet-flints, are closely related with penecontemporaneous seisms.

Les falaises du Pays de Caux sont découpées dans des craies couvrant l’intervalle stratigraphique allant du Cénomanien au Campanien inférieur. En raison de la structure tectonique, la transition entre le Turonien et le Coniacien peut s’observer dans 4 sections distinctes : Etretat, Eletot, Puys et Criel. La coupe examinée ici est celle d’Eletot et elle est comprise entre deux accès à l’estran :
– l’escalier de la valleuse perchée d’Eletot (49,786892°N / 0,431106°E),
– le perrey de la valleuse de Saint-Pierre-en-Port (49,808595°N / 0,486561°E).

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Situation de l\’excursion

La base accessible de la falaise n’intéresse que l’intervalle Turonien supérieur – Coniacien inférieur, mais des horizons allant jusqu’au Coniacien supérieur s’observent dans les parties les plus élevées.
Pour bien analyser les variations dans le Coniacien inférieur, on pourra poursuivre jusqu’aux valleuses suivantes des Grandes Dalles et des Petites Dalles. Dans ce cas, le parcours est éprouvant physiquement et la marée interdit le trajet retour par le bas des falaises.
La coupe sera abordée sous les aspects stratigraphique et tectonique. En effet, elle recouvre une limite importante d’étages, entre le Turonien et le Coniacien, et au cours de cet intervalle se produisent des déformations tectoniques dans des régions environnantes (phase Ilsede). La méthode stratigraphique suivie est celle de la stratigraphie événementielle car elle permet des correlations précises avec le Sud de l’Angleterre, mais elle est mise en parallèle avec la biostratigraphie et la stratigraphie séquentielle. On examinera successivement :

  1. un rappel des bases biostratigraphiques
  2. un découpage séquentiel effectué par E. Lasseur (2008)
  3. la stratigraphie événementielle de la section
    • découpage événementiel adopté
    • partie supérieure de l’intervalle T4
    • intervalle T5
    • intervalle T6
    • intervalle T7
    • intervalle T8
    • intervalle Co1 ou Coniacien inférieur
    • log synthétique du Turonien supérieur – Coniacien inférieur
  4. addendum paléontologique, issu de données fournies par G. Breton et P. Juignet
  5. phénomènes paléosismiques éo-coniaciens observés entre la valleuse d’Eletot et les Petites Dalles.

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