Santonien

Le Santonien

Le Santonien est le quatrième des six étages du Crétacé supérieur. Il s’étend de – 85,8 ± 0,7 Ma à – 83.5 ± 0.7 Ma, soit une durée approximative de 2,3 Ma. Le stratotype est défini à Saintes (Charente-maritime).
Le GSSP (Global Boundary Stratotype and Section Point = PSM Point Stratotypique Mondial = Clou d’Or) a été défini à Olazagutia (Nord de l’Espagne) et ratifié en janvier 2013. Les coupes concurrentes étaient celles de Seaford (Angleterre) et de Ten Mile Creek (Texas).

La base du Santonien est définie :
par l’apparition de l’ Inocérame (Bivalve) Cladoceramus undulatoplicatus (premier marqueur),
par l’apparition du foraminifère planctonique Sigalia carpatica (second marqueur),
par l’apparition de l’ammonite Texanites (en fait F.O. sous C. undulatoplicatus),
par l’apparition du foraminifère planctonique Dicarinella asymetrica (séries thétysiennes profondes),
par l’apparition de l’inocérame Inoceramus siccensis,
par l’apparition de l’inocérame Inoceramus (Sphenoceramus) pachti

Son sommet est défini :
par l’extinction du Crinoïde Marsupites testudinarius,
par l’apparition du foraminifère planctonique  Globotruncanita elevata,
par l’apparition de Dicarinella asymmetrica.

Le Santonien peut être subdivisé en 3 sous-étages :

  • Santonien inférieur,
  • Santonien moyen (base : extinction de Cladoceramus undulatoplicatus),
  • Santonien supérieur (base : F.O. de Uintacrinus socialis).

Dans le Bassin Anglo-Parisien, les limites lithostratigraphiques correspondant à ces 3 subdivisions sont :

Les plus belles coupes du Santonien s’observent :

Ces coupes ne sont pas ponctuées par des épisodes de hard-grounds majeurs (il y a quelques hard-grounds, mais ils sont discontinus) donc on peut penser qu’elles représentent une série presque complète.
Pratiquement sur toute leur hauteur, elles montrent des niveaux de silex, plus ou moins denses. Il est possible de les souligner, de les nommer en notant leurs particularités individuelles, voire de les dénombrer. Si l’on admet la double hypothèse :

  • l’origine climatique de la formation des silex,
  • le forçage astronomique des climats;

il est utile d’évaluer la durée de chaque doublet craie-silex.

Théoriquement (pour une durée du Santonien de 2,3 Ma et un cycle précessionnel de 21500 ans), le nombre de cycles élémentaires devrait avoisiner 107.

A l’échelle mondiale, B. Haq (2014) relève des variations eustatiques qui permettent de distinguer 3 séquences :

  • KSa1 (-86,2 Ma) correspondant à une chute eustatique moyenne (25-75 m),
  • KSa2 (-85,3 Ma) correspondant à une chute eustatique mineure (<25 m),
  • KSa3 (-84 Ma) correspondant à une chute eustatique moyenne (25-75 m).

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